jeudi 17 novembre 2016

Pourquoi les arbres se retrouvent-ils souvent dans mes oeuvres ?

Pourquoi les arbres se retrouvent-ils souvent dans mes oeuvres ?Les arbres m'ont toujours impressionné. Déjà, enfant, je me promenais seul avec mon père en forêt. Il m'apprenait les noms des arbres et comment les reconnaître par leurs feuilles et leur écorce. Ces balades étaient les seuls moments ou j'étais seul avec mon père. Les seuls aussi où mon père me parlait et me reconnaissait comme un être vivant, autre que comme une chose d'une emmerde totale qui chialait tout le temps.

Du haut de mes trois pommes, je chérissais donc ces instants de pur bonheur.

Depuis, les arbres représentent la communion avec le plus grand. Leur prestance et leur longévité en font des témoins du temps qui passe. Rien n'est plus zen à mon sens que de contempler un arbre. L'écoulement du temps s'arrête alors et un lien étrange s'établit avec la nature.

Saviez-vous que certains érables sur l'île de Montréal ont plus de 450 ans ? Ce qui nous ramène en 1576. Lorsque Paul de Chomedey sieur de Maisonneuve (l'image à gauche) planta la croix au sommet du Mont-Royal en 1643, cet érable avec déjà 77 ans... Un témoin de l'histoire, rien de moins.

Source de l'image: Wikimedia

 #Arbre, #Nature, #Peinture, #Recent

Qu'est-ce que c'est que ces images ?

Qu'est-ce que c'est que ces images ?Vous avez sûrement joué à ce jeu qui consiste à deviner de quel objet est tirée une image super zoomée ne montrant qu'une infime partie de cet objet ? Il y a déjà eu un quiz télé d'un animateur très connu au Québec avec ce genre de questions.

Habituellement on ne reconnaît pas l'objet en question parce que notre cerveau n'est pas capable de mettre l'image en contexte. Une fois qu'on sait c'est quoi, ça devient très évident et on se demande pourquoi on n'y avait pas pensé avant...

Par example, essayez avec l'image d'en haut. Pas évident hein ?
En voici une deuxième. Un peu plus facile.

 

 

 

 

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Une dernière.

 

 

 

 

 

Demain je vous donne les trois réponses et je vous parle de deux autres choses qui sortent de l'entendement humain car on est incapable de les placer dans leur contexte. Mais là, toute la race humaine en est incapable, et probablement pour toujours. Curieux ?

 #Cerveau, #Espace, #Humain, #Image, #Recent, #Sciences

L'art se vend bien sur le web ?

L'art se vend bien sur le web ?Je suis en train de jongler avec l'idée de créer une boutique en ligne pour 2017. Je pourrais y vendre mes tableaux et des produits dérivés, comme des cartes de souhaits et des impressions Giclée ainsi que des lithos.

L'art se vend bien sur le web ?

 #Art, #Artiste, #Boutique, #Enligne, #Giclee, #Impression, #Litho, #Magasinage, #Oeuvres, #Peinture, #Recent, #Tableau

vendredi 15 juillet 2016


Journal de bord du mardi 30 mai 2163 à 23h34 HT

[…]

Nous sommes en orbite elliptique autour de K442b depuis treize jours.
Dans vingt-deux jours terrestres, la position de "B" nous permettra de commencer les études sur la composition de son atmosphère. Les préparatifs de cette partie de notre mission vont selon les plans, tel que mentionné par le spécialiste de mission Ian Duke dans son rapport quotidien.
L’avancement des légumes hydroponiques est au troisième stade. Une avarie mineure s’est déclarée dans une des alimentations en eau du module biologique. Réparée dans l’heure d’après, aucun dégât aux cultures n’a été rapporté.
Une querelle a eu lieu à nouveau entre Katarina et le médecin de bord au sujet de la catatonie du spécialiste de mission Sergei Lipov. J’ai du intervenir pour mettre fin aux commentaires acerbes qu’ils se faisaient. La dispute était (et est encore) sur le traitement approprié pour tenter de sortir Lipov de son état, compte tenu de l’échec des procédures normalisées. Comme mentionné il y a quelques jours dans ce journal, ces deux personnes sont à surveiller de proche. Leurs dissensions personnelles nuisent de plus en plus au climat de la mission. J’espère ne pas devoir appliquer le règlement 34.6; la mission ne peut pas se passer ni de l’un ni de l’autre.
Pour terminer, une tache sombre s’est déclarée dans la zone 21 il y six heures. Sa taille semble croître de façon lente. À confirmer dans la nuit. Le biologiste Marek et le spécialiste Kato n’ont pas assez de données pour avancer des hypothèses.
Fin de l’entrée du mardi 30 mai 2163



mercredi 22 juin 2016

Albert Einstein, la relativité et les GPS


Albert Einstein, ce célèbre physicien qui publia en 1915 sa théorie de la relativité générale, était un véritable génie en avance d’au moins 50 ans sur sont temps. Encore aujourd'hui, certaines de ces prédictions n’ont pas encore pu être vérifiées.


Les bombes atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki


Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1945, les deux bombes atomiques larguées sur le Japon furent parmi les premières vérifications (un peu trop) tangibles d’un des aspects de la relativité qui est donné par la célèbre équation d’Einstein publiée en 1905 - dans sa théorie de la relativité restreinte - : E=MC2 , qui stipule que l’énergie disponible de tout corps est égale à sa masse multipliée par la vitesse de la lumière dans le vide.


L'écoulement du temps et la gravitation sont liés entre eux


La théorie de la relativité générale unifie des concepts qui nous semblent, selon toute logique, non liés. Il s’agit de l’espace, du temps, de la gravitation et de l’énergie. 


Un de ces liens stipule que plus un corps est soumis à un fort champ gravitationnel (comme celui d’une planète), plus le temps de ce corps est ralenti. 


Un deuxième lien prédit que le temps est ralenti pour un objet en mouvement, et ce d’autant plus fortement que l’objet va vite et se rapproche de la vitesse de la lumière. Vitesse ultime qui ne peut pas être dépassée.


Les satellites de géolocalisation et l'étirement du temps


Ces deux effets sont quotidiennement vérifiés par les satellites de positionnement GPS des américains et son pendant européen Galileo, dont le déploiement va être terminé en 2020.

Ces satellites orbitent très haut dans l’espace, à 20 200 km pour être précis. Pour avoir une idée de cette distance, sachez que le diamètre de la Terre est de 12 700 km, les défuntes navette spatiales américaines orbitaient entre 160 et 250 km d'altitude et la station spatiale internationale est à 450 km d'altitude. 


Un satellite de GPS américain.(Source: Wikipedia)


Étant donc très haut, ces satellites GPS sont moins soumis au champ gravitationnel terrestre et perçoivent donc l'écoulement du temps avec plus de rapidité que les personnes bien ancrés sur terre. Précisément, ils "gagnent" 45 millionièmes de secondes par jour par rapport au sol.


Le deuxième effet est plus subtil, ces satellites voyagent à 14 000 km/h sur leur orbite, ils subissent donc un ralentissement du temps et "perdent" ainsi 7 millionièmes de seconde par rapport aux gens sur Terre.


En combinant les deux effets relativistes contraires, nos satellites perçoivent des journées qui ont 38 millionièmes de secondes de plus que vous et moi sur Terre.



Une nuance à faire ici


Comprenez bien qu'on parle ici d’une différence de perception du temps, et non pas d’une erreur d’horloge qui ne tourne pas assez vite. Car en fait les horloges des satellites ont l’impression d’être exactes, et elles le sont, dans leur monde.



Et après ?


Toutes ces différences vous semblent infimes, n’est-ce pas ? Et bien sachez que votre position déterminée par les GPS grâce à des calculs de triangulation, dont je vous épargne les détails, s’en trouve altérée de plus de 10 km par jour ! Affolant pour un appareil qui doit nous situer avec une erreur d’au plus 10 mètres, non ?


Triangulation de la position par GPS



On compense donc


Des compensations doivent donc être faites dans les satellites pour tenir compte de cette différence de perception du temps dans les satellites due à la relativité.

Ce qui me fait dire les GPS ne pourraient pas exister sans notre connaissance de cette théorie de la relativité générale de Einstein.



lundi 6 juin 2016

La vie extraterrestre et la mission Kepler de la NASA

Le petit philosophe

Quand j’avais 11 ans, la pensée que j’étais un être humain parmi des milliards d’autres  me laissait songeur. Lorsque je constatais en plus que j’étais doté de la conscience de cet état, je restais stupéfait. Et quand j’essayais d’appréhender l’unicité de mon être et la chance inouï d’en être aux commandes, j’avais carrément le tournis.

J’imagine que ces questionnements existentiels ne m’étaient pas réservés, mais je n’ai jamais eu le courage d’en parler à mes rares amis de l’époque. Déjà que j’étais un « nerd » myope, bègue et affreusement timide, alors si en plus je posais des questions aussi différentes, autant mieux m’affubler du titre de fou immédiatement.


Et si nous n’étions pas seuls?

Cette anecdote m’amène à une autre question fondamentale. Et si nous n’étions pas seul dans l’univers? Et s’il y avait d’autres formes de vie perdues sur une planète lointaine?

La recherche des petits bonhommes verts

L’hypothèse de vie extraterrestre a fait les manchettes des journaux dès 1947 en plaisanterie et à partir de 1950, cette fois plus sérieusement et par des militaires américains [1]. 

On pense également au mystérieux complexe « Area 51 »  de l’armée américaine abritant supposément une soucoupe volante ayant fait un crash à Roswell au Nouveau-Mexique en 1947 [2]. 

Ou encore au projet SETI recherchant des ondes radio émises par des extraterrestres [3].

Jusqu’à maintenant, rien n’a été trouvé ou démontré.  

Les recherches dans le système solaire

Plus prosaïquement, les scientifiques recherchent plutôt des éléments organiques, comme par exemple les constituants des protéïnes dans les gazs émanants des atmosphères d'autres planètes ou satellites de planètes dans le système solaire. 

Ici aussi, c'est plutôt choux-blanc.

Les recherches en dehors du système solaire

Au début des années 2000, les recherches se sont élargies aux exoplanètes [6], (les planètes en dehors de notre système solaire).

La mission Kepler [5] a été lancée en 2009 dans le but de trouver toutes les exoplanètes dans une région de la voie lactée (notre galaxie) située jusqu'à 3 000 années-lumière de la Terre. L'idée étant que certaines de ces planètes pourraient potentiellement abriter la vie en y faisant des recherches ultérieures.

Les attentes ont été comblées au-delà de toute espérance. Plus de 2 300 exoplanètes similaires à la Terre et orbitant autour d'une étoile similaire à notre soleil ont été découvertes en date du 15 mai 2016 [4].

Stupéfiant !

Quelques images de la NASA


Voici deux images du site de la NASA sur la mission Kepler.

La première montre la zone  de recherche de Kepler. La deuxième est une vision artistique de lapremière planète trouvée qui est similaire à la Terre,




Sources

[1] Wikipedia, Hypothèse extraterrestre,  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_extraterrestre, consulté le 6 juin 2016.

[2] Wikipedia, Roswell UFO Incident,  https://en.wikipedia.org/wiki/Roswell_UFO_incident, consulté le 6 juin 2016.

[3] Seti, http://www.seti.org, consulté le 6 juin 2016.
[5] NASA, https://www.nasa.gov/kepler/discoveries, Kepler and K2, consulté le 15 mai 2016

[6] Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Exoplan%C3%A8te, Exoplanète, consulté le 15 mai 2016







dimanche 1 mai 2016

Les gorilles chanteurs

On sait depuis longtemps que certaines personnes chantonnent en prenant leur douche. Mais vous-êtes vous déjà surpris à chantonner un air de votre crû lorsque vous mangiez un plat que vous appréciez particulièrement (comme du chocolat) ? Si c’est le cas, eh bien dites-vous que vous n’êtes pas les seuls.

Chimpanzé [1]

Les chimpanzés

Si aucune enquête n’a été recensée à ma connaissance sur ce phénomène pour la gentes humaine, on savait depuis de nombreuses années que les chimpanzés communs (Pan troglodytes) et les bonobos (leurs cousins, Pan Paniscus) se prêtent volontiers à ces vocalisations selon une variétés de facteurs, tels que la quantité et la qualité de la nourriture ainsi que le type d’audience qu’ils ont.  


Gorille [3]
Jusqu’ici rien de très surprenant, les chimpanzés ne sont-ils pas sensés être les singes les plus intelligents après tout? Donc plus susceptibles de faire comme nous, êtres humains.

Les gorilles aussi

Une nouvelle étude détaillée de ce phénomène vient de paraître dans la revue scientifique PLOS ONE [2], mais cette fois sur deux groupes de gorilles (Gorilla gorrilaen liberté proche de Mondika en République du Congo.

Les gorilles vivent en groupe de dix à vingt individus. Ils communiquent habituellement entre eux par des cris et des hurlements puissants, souvent pour avertir les autres d’un potentiel danger, mais également pour régler leurs différents. Mais n’est-ce pas l’image que nous avons des gorilles, de formidables montagnes de muscles ne se gênant pas pour les utiliser dans de brutales démonstrations de forces?

Gênés les gorilles ?

Mais dans cette étude, les gorilles chantonnent et murmurent faiblement presque de façon inaudible, comme s’il ne voulait pas être entendus des autres. Ils semblent ici faire preuve de délicatesse qui ne leur sied pas. Ou alors sont-ils gênés d'être entendus?

Écouter ici le son du gorille chantant, mais attention c'est à peine si on l'entend et très court... mais surprenant! [4]


Une référence locale...

Je ne sais pas pourquoi, mais tout ça me fait penser à une publicité d’un certain homme fort du Québec dans une série de publicités d’un magasin de rénovation bien connu dans lesquelles ce personnage fait des activités jugées délicates et hors contexte pour la montagne de muscles qu'il est.

Chanteurs solitaires

En plus de chantonner, les gorilles le font un seul à la fois et c’est souvent le mâle alpha du groupe qui s'y prête. Les autres se taisent. Y aurait-il ici un certain respect de ne pas interrompre le chef de bande? Ou bien une certaine écoute des autres membres pour décoder le message? Les scientifiques ne l’expliquent pas vraiment. Mais la loi du mâle alpha est probablement la plus forte, alors les autres s’y plient.

Ils (les auteurs de l'étude en question) pensent qu’il y a deux raisons pour les gorilles de s’exprimer en mangeant.

Soit pour dire aux autres membres qu’il est temps de manger (car ils mangent tous en même temps), soit pour exprimer leur plaisir devant une bonne plante ou un bon fruit. 

J’imagine qu’ici la difficulté pour les chercheurs est de mesurer ce degré de plaisir de façon non arbitraire. Ce sont des scientifiques après tout.

Et Casse-Noisette ?

La nature réserve bien des surprises et les apparences sont parfois fort trompeuses. À quand des tutus aux gorilles dans une interprétation de Casse-Noisette à la Place Des Arts?



Figure 4 - Bientôt à la Place Des Arts? [5]



Références


[2] et [4] Eva Maria Luef, Thomas Breuer, Simone Pika, « Food Associated Calling in Gorillas in the Wild”, publié le 24 février 2016, Journal PLOS ONE, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0144197, consulté le 1er mai 2016
[1] et [3] Wikipedia Commons, consulté le 1er mai 2016
[5] Image emprunté à Phillip Jackson, Jolly Jack Art